28, avril 2008

Interview Cat Power

Posted in Musique à 12:00 par louloubar

Elle est émouvante dans cette interview:

http://fr.youtube.com/watch?v=dk6qD1Uh4PQ&feature=related

Nouvel album

Posted in Musique à 11:52 par louloubar

Geoff Barrow, Beth Gibbons et Adrian Utley.

Portishead sort un nouvel album aujourd’hui.

Ils seront également en concert au Zénith de Paris les 5 et 6 mai. C’est évidemment complet.

Quand l’hôpital se fout de la charité

Posted in Grand banditisme à 9:48 par louloubar

Le 27 mars dernier, le Conseil constitutionnel a invalidé l’élection du député UMP Georges Fenech au motif qu’il a méconnu les dispositions du Code électoral relatives au financement de sa campagne.

Pour l’anecdote, Georges Fenech est magistrat. Il était membre de la Commission des lois de l’Assemblée nationale.

Il est surtout connu pour ses prises de position intransigeantes en matière de délinquance. Il serait peut-être temps qu’il applique la « tolérance zéro » à sa propre personne.

 

Le gouvernement des faits divers

Posted in Notre bon Législateur à 8:54 par louloubar

Après l’enlèvement, le viol et l’assassinat d’une jeune étudiante suédoise, on peut se demander quelles seront les répercutions de ce fait divers sur notre législation.

Ce crime est évidemment révoltant et abjecte, pour autant il s’agit d’un fait divers.

Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, les textes qui sont adoptés en matière pénale répondent à l’actualité.

Chaque émotion doit donner lieu à un nouveau texte. C’est à croire que le pouvoir de légiférer a été partiellement transféré aux criminels eux-mêmes.

On aurait peut-être pu éviter la mort de Susanna Zetterberg si son agresseur présumé, Bruno Cholet, avait été encadré à sa sortie de prison et durant sa réclusion.

On vient d’apprendre que ses empreintes génétiques ne figuraient pas dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).

Et dire qu’un simple vol dans un magasin suffit pour être « fiché » dans ce répertoire…

Il semble probable que Bruno Cholet soit l’auteur du viol d’une autre jeune femme suédoise. Ce viol a été commis quelques jours avant l’enlèvement de Susanna Zetterberg. Si ses caractéristiques génétiques avaient été répertoriées au FNAEG, il aurait été interpelé avant de récidiver.

Nul doute qu’il faille réfléchir au traitement de la récidive.

Pour autant, notre société dispose déjà d’armes efficaces en la matière.

Il suffirait peut-être de se donner les moyens de les utiliser.

En attendant, ce fait divers conforte encore un peu plus les partisans de la rétention de sûreté.

 

21, avril 2008

La loi relative à la rétention de sûreté

Posted in Notre bon Législateur à 8:37 par louloubar

Pour commencer la semaine de bonne humeur, voici deux liens intéressants vers des sites qui traitent de la loi n° 2008-174 du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental:

www.lautrecampagne.org

www.contrelaretentiondesurete.fr

N’oubliez pas de signer la pétition (sauf si cette loi vous séduit … Après tout, on a le droit de n’avoir cure des principes fondamentaux qui gouvernent le droit pénal et la procédure y afférente: présomption d’innocence, principe de non rétroactivité…).

 

18, avril 2008

Le mur du son

Posted in Jeunesse en difficulté à 11:03 par louloubar

Pour se débarasser des jeunes qui font du bruit, on a décidé d’en faire plus qu’eux:

http://www.trianglerouge.be/mosquito/signature.php?lang=fr

Pour se débarasser des vieux, on a trouvé ça:

http://fr.youtube.com/watch?v=7jloP18bzCc

N’hésitez pas à signer la pétition.

17, avril 2008

Quand le parquet s’enflamme

Posted in La justice en mouvement à 4:51 par louloubar

    Il est parfois amusant de voir un Avocat général travailler.

    J’étais en audience le 7 avril dernier devant la Cour d’appel de Paris.

    L’horaire était mal choisi: 13 h 30. Peu de temps après le repas.

    J’observais l’Avocat général somnoler en tenant à peu de choses près la posture du Penseur de RODIN.  Pendant ce temps, les affaires défilaient. C’est tout juste s’il répondait lorsque le Président lui demandait s’il avait des observations à faire.

    Il ne broncha même pas lorsqu’un homme d’une trentaine d’années, détenu dans le cadre d’une autre affaire, se présenta menottes aux poings et accompagné de deux gendarmes. Il interjetait appel d’un jugement qui l’avait condamné pour avoir volontairement détruit des éléments de preuve.

     Pour l’anecdote, il s’agissait d’un sachet contenant 200 grammes d’héroine. Selon ses dires, notre homme avait « accidentellement » fait tomber la marchandise dans ses toilettes alors que des policiers frappaient à sa porte. Il paraît que l’héroine est un excellent anti-tartre.

    Evidemment, les 200 grammes étaient destinés à sa consommation personnelle (on ne peut se faire que deux ou trois injections avec si peu de produit…).

    Pour en revenir à l’Avocat général – membre du Ministère public, son rôle est notamment de défendre la société en s’assurant de la « bonne » application de la loi pénale – il fut tiré des bras de Morphée lorsque les premiers éclats du cortège de la flamme olympique parvinrent dans la salle d’audience.

    Dehors: musique, acclamations, sirènes, hélicoptères. En somme, le grand jeu.

    Notre juge ne pouvait raisonnablement pas rater une telle occasion. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit passer sous les fenêtres du Palais de justice un cortège aussi prestigieux. La dernière fois, ce devait être à la libération de Paris (événement plutôt anxiogène pour bon nombre de hauts fonctionnaires français).

   Il tournait le dos aux fenêtres donnant sur la cour de Mai, donc sur le boulevard du Palais.

    Qu’à cela ne tienne. Il ne fallait pas manquer le spectacle. Quitte à négliger l’audience.

    Il se leva et observa la flamme passer.

    Et subitement, j’eus devant moi le spectacle d’un homme heureux.

    Large sourire qui illuminait son visage. Etat de concentration extrême. Oeil perçant scrutant le balai des hélicoptères, puis la foule, puis les forces de police, et enfin la flamme.

    C’est sans doute à cet instant qu’il se rapprocha d’un des Conseillers composant la formation de jugement – outre le Ministère public, la Cour comprend un Président et deux Conseillers.

    Ils échangèrent ensemble quelques paroles, inaudibles hélas. Ils souriaient.

    J’ai le sentiment qu’il tentait de le convaincre de s’approcher avec lui de la fenêtre. Ce fut peine perdue.

    Il y retourna, seul. Son bonheur ne semblait pas entamé pour autant. On aurait dit un enfant devant un feu d’artifice.

    Entre temps, notre gros consommateur de drogues dures avait vainement tenté d’obtenir le renvoi de son affaire, arguant du fait qu’il n’avait pu joindre son avocat avant l’audience.

    Argument trop léger pour le Président qui désigna un avocat d’office. L’usage veut qu’en pareille situation, le plus jeune avocat présent dans la salle d’audience assure la défense du justiciable.

    L’homme protesta.  L’avocat désigné ne paraissait pas emballé non plus.

    Je dois avouer que je ne les comprends pas. Un peu moins d’une heure pour faire la connaissance d’un client, analyser une situation, étudier un dossier et préparer une ligne de défense, c’est trop de temps.

    Les mauvaises langues vont dire que la présence d’un avocat dans ce type de situation est purement symbolique. Qu’une défense pénale ne se prépare pas dans un couloir, en quelques minutes.

    Les mauvaises langues peuvent toujours parler.

    On voit qu’elles n’ont jamais assisté aux audiences de comparution immédiate.

    L’Avocat général avait fini par reprendre sa place et s’était rendormi.   

3, avril 2008

Les jeunes de banlieue sont de plus en plus nombreux à s’inscrire sur les listes électorales

Posted in Jeunesse en difficulté à 4:02 par louloubar

On oublie trop souvent toutes les conséquences qu’emporte un déménagement, a fortiori lorsque l’on quitte une banlieue difficile pour un grand appartement parisien.

 Cette affaire est éloquente:

«La loi est sans ambiguïté»

Propos recueillis par Samuel Potier (lefigaro.fr)
02/04/2008
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INTERVIEW – Pour le juriste Bernard Maligner, les fonctionnaires fautifs sont passibles de poursuites, mais à priori pas le chef de l’Etat durant son mandat.

Bernard Maligner connaît dans ses moindres recoins le code électoral, qu’il a enrichi avec de nombreuses annotations. Cet ingénieur d’études au CNRS livre son analyse au Figaro.fr sur l’affaire de l’inscription tardive de Nicolas Sarkozy sur les listes électorales.LE FIGARO.FR – Selon le Canard enchaîné, le chef de l’Etat a pu voter à Paris lors des dernières municipales grâce à des documents antidatés lui permettant de s’inscrire sur les listes après le délai légal. Quelles sont les suites possibles à cette affaire ?Bernard MALIGNER – C’est affreusement compliqué ! Chacun doit faire preuve de prudence dans cette affaire, qui, je pense, n’ira pas très loin. La loi est sans ambiguïté : toute personne doit demander son inscription sur les listes électorales avant le 31 décembre. On peut très bien imaginer que, dans le cas du président de la République, la demande ait bien été effectuée dans les temps, puis complétée quelques jours après le Nouvel An. Il faut vraiment que la fraude soit avérée, d’où une grande prudence nécessaire dans cette affaire.

Un habitant du VIIIe arrondissement de Paris peut-il contester l’élection ?

Un électeur peut formuler un recours contre une personne ayant été amenée à voter sans droit. Mais là-encore, la date-limite pour ce type d’action était fixée au 21 mars, soit cinq jours après le second tour des élections municipales. L’affaire n’étant révélée que début avril, un recours semble donc très improbable. Quant à l’enregistrement du faux document proprement dit, il peut entraîner un contentieux de la responsabilité de l’administration devant un juge administratif. Si les faits sont avérés, un employé de la mairie est passible de poursuites.

Que risque le président de la République ?

Le chef de l’Etat bénéficie d’une immunité jusqu’à la fin de son mandat. La question, c’est de savoir s’il a agi dans l’exercice de ses fonctions. Ce qui peut se discuter dans cette histoire d’inscription électorale… Un justiciable «classique», lui, risque une forte peine pour fraude ou irrégularités, selon l’article L.88 du code électoral. Le texte se veut clair : «Ceux qui, à l’aide de déclarations frauduleuses ou de faux certificats, se sont fait inscrire (…) indûment sur une liste électorale, ceux qui, à l’aide des mêmes moyens, auront fait inscrire ou rayer (…) indûment un citoyen, et les complices de ces délits, seront passibles d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15.000 euros.»

Commençons par une triste nouvelle …

Posted in Grand banditisme à 9:54 par louloubar

          C’est avec un grand étonnement que j’ai lu cet article paru sur le site du Monde hier.

         Le maire de Corbeil-Essonnes (91) et son équipe de campagne auraient eu recours à des méthodes peu orthodoxes pour « convaincre » certains électeurs de voter pour leur liste !

         Avant le scrutin, on donnait le maire sortant perdant (ou « vraiment sortant » si vous préférez).

         Finalement, la liste conduite par Bruno PIRIOU fut devancée d’une centaine de voix par la liste DASSAULT.

         En toute franchise, je reste persuadé que DASSAULT and Co ont scrupuleusement respecté les dispositions législatives et réglementaires applicables en matière électorale.

         Le Code électoral lui-même encourage le recours à certains procédés tels que le bakchich, l’abus de confiance, le trafic d’influence, le braquage et l’assassinat (mais uniquement en état de légitime défense pour ce dernier point).

         Notons par ailleurs qu’une loi dite « loi MOBUTU » fut récemment adoptée par le Parlement. Pour d’évidentes raisons de sécurité, sa date de promulgation fut gardée secrète. De même, elle fut publiée dans un seul exemplaire du Journal Officiel qui fut immédiatement placé en lieu sûr.

         Cette loi-test permet d’importer en France des pratiques que les mauvaises langues estimeraient dignes des plus douteuses républiques bananières.

         La loi MOBUTU ne concerne que Corbeil-Essonnes et quelques autres communes.

         Quelque soit le dénouement de ce différend post-électoral, soyons donc assurés que la loi et nos droits les plus élémentaires furent respectés dans cette ville.    

Serge Dassault accusé d’avoir été réélu grâce à « des pressions »

 

Le candidat communiste à l’élection municipale de Corbeil-Essonnes (Essonne), Bruno Piriou, a déposé un recours contestant le résultat de l’élection municipale du 16 mars, qui avait vu la victoire du maire sortant, Serge Dassault (UMP). M. Piriou, qui conduisait une liste d’union de la gauche, estime que de « nombreuses irrégularités » ont « vicié » le résultat et demande l’annulation de l’élection devant le tribunal administratif. Son adversaire l’avait distancé de 170 voix seulement à l’issue du second tour.

Dans son recours, le candidat communiste fait état de « pressions sur les électeurs et les candidats ». « M. Dassault a usé de sa fortune personnelle pour faire pression sur les électeurs, n’hésitant pas à leur remettre des sommes d’argent afin de les influencer », indique le document. M. Piriou signale de « trop nombreux témoignages attestant du caractère systématique de cette pratique ». L’opposant au maire estime que « de telles pratiques doivent non seulement entraîner l’annulation de l’élection mais également être intégrées dans le compte de campagne, ce qui entraînera le rejet du compte et partant, l’inéligibilité ».Le recours conteste également l’utilisation des moyens de la commune pour communiquer en période de campagne. Il fait état d’irrégularités « dans la constitution du fichier électoral » avec des électeurs inscrits plusieurs fois. M. Piriou dénonce enfin des irrégularités dans le dépouillement du scrutin et le climat très tendu dans lequel s’est déroulée l’élection, accusant « les soutiens de M. Dassault » d’avoir mené une campagne « extrêmement violente ». L’opposant au maire entend recueillir des « centaines de témoignages » supplémentaires d’ici deux mois grâce à un nouvel appel à témoigner qui devrait être lancé par des personnalités locales dans les prochaines semaines.

De son côté, l’entourage de M. Dassault réfute l’ensemble de ces contestations. « Toutes les allégations seront infirmées. Tout sera démonté sans aucun problème », indique son cabinet à la mairie en soulignant que « cela fait trente ans que le PC prétend que Serge Dassault a acheté les élections ». Son entourage réfute également les accusations concernant la tenue des listes électorales et la communication de la municipalité pendant la période électorale. La même source signale que, si M. Dassault a versé des subventions à des clubs sportifs ou effectué des opérations de mécénat dans la ville, cela n’a jamais eu lieu « en période électorale ».

Luc Bronner
L'industriel Serge Dassault, maire UMP de Corbeil-Essonnes, le 11 novembre 2003 dans le jardin de la mairie.