9, mai 2008

L’hôpital se fout de la charité ?

Posted in Grand banditisme à 12:02 par louloubar

Le 27 mars dernier, l’élection du député
Georges Fenech a été invalidée
par le Conseil constitutionnel au motif
qu’il aurait méconnu les dispositions
 du Code électoral en ce qui concerne le
 financement de sa campagne.
Pour la petite histoire, Georges Fenech
 est magistrat de formation.
 
Il faisait également partie de la Commission
 des lois de l’Assemblée nationale.
 
   http://www.treknature.com/gallery/Africa/Egypt/photo3659.htm
 
Surtout, il est connu comme
étant un partisan de la
tolérance zéro en matière de
délinquance.

Evidemment, la tolérance zéro

ne vaut que pour les autres.

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28, avril 2008

Quand l’hôpital se fout de la charité

Posted in Grand banditisme à 9:48 par louloubar

Le 27 mars dernier, le Conseil constitutionnel a invalidé l’élection du député UMP Georges Fenech au motif qu’il a méconnu les dispositions du Code électoral relatives au financement de sa campagne.

Pour l’anecdote, Georges Fenech est magistrat. Il était membre de la Commission des lois de l’Assemblée nationale.

Il est surtout connu pour ses prises de position intransigeantes en matière de délinquance. Il serait peut-être temps qu’il applique la « tolérance zéro » à sa propre personne.

 

3, avril 2008

Commençons par une triste nouvelle …

Posted in Grand banditisme à 9:54 par louloubar

          C’est avec un grand étonnement que j’ai lu cet article paru sur le site du Monde hier.

         Le maire de Corbeil-Essonnes (91) et son équipe de campagne auraient eu recours à des méthodes peu orthodoxes pour « convaincre » certains électeurs de voter pour leur liste !

         Avant le scrutin, on donnait le maire sortant perdant (ou « vraiment sortant » si vous préférez).

         Finalement, la liste conduite par Bruno PIRIOU fut devancée d’une centaine de voix par la liste DASSAULT.

         En toute franchise, je reste persuadé que DASSAULT and Co ont scrupuleusement respecté les dispositions législatives et réglementaires applicables en matière électorale.

         Le Code électoral lui-même encourage le recours à certains procédés tels que le bakchich, l’abus de confiance, le trafic d’influence, le braquage et l’assassinat (mais uniquement en état de légitime défense pour ce dernier point).

         Notons par ailleurs qu’une loi dite « loi MOBUTU » fut récemment adoptée par le Parlement. Pour d’évidentes raisons de sécurité, sa date de promulgation fut gardée secrète. De même, elle fut publiée dans un seul exemplaire du Journal Officiel qui fut immédiatement placé en lieu sûr.

         Cette loi-test permet d’importer en France des pratiques que les mauvaises langues estimeraient dignes des plus douteuses républiques bananières.

         La loi MOBUTU ne concerne que Corbeil-Essonnes et quelques autres communes.

         Quelque soit le dénouement de ce différend post-électoral, soyons donc assurés que la loi et nos droits les plus élémentaires furent respectés dans cette ville.    

Serge Dassault accusé d’avoir été réélu grâce à « des pressions »

 

Le candidat communiste à l’élection municipale de Corbeil-Essonnes (Essonne), Bruno Piriou, a déposé un recours contestant le résultat de l’élection municipale du 16 mars, qui avait vu la victoire du maire sortant, Serge Dassault (UMP). M. Piriou, qui conduisait une liste d’union de la gauche, estime que de « nombreuses irrégularités » ont « vicié » le résultat et demande l’annulation de l’élection devant le tribunal administratif. Son adversaire l’avait distancé de 170 voix seulement à l’issue du second tour.

Dans son recours, le candidat communiste fait état de « pressions sur les électeurs et les candidats ». « M. Dassault a usé de sa fortune personnelle pour faire pression sur les électeurs, n’hésitant pas à leur remettre des sommes d’argent afin de les influencer », indique le document. M. Piriou signale de « trop nombreux témoignages attestant du caractère systématique de cette pratique ». L’opposant au maire estime que « de telles pratiques doivent non seulement entraîner l’annulation de l’élection mais également être intégrées dans le compte de campagne, ce qui entraînera le rejet du compte et partant, l’inéligibilité ».Le recours conteste également l’utilisation des moyens de la commune pour communiquer en période de campagne. Il fait état d’irrégularités « dans la constitution du fichier électoral » avec des électeurs inscrits plusieurs fois. M. Piriou dénonce enfin des irrégularités dans le dépouillement du scrutin et le climat très tendu dans lequel s’est déroulée l’élection, accusant « les soutiens de M. Dassault » d’avoir mené une campagne « extrêmement violente ». L’opposant au maire entend recueillir des « centaines de témoignages » supplémentaires d’ici deux mois grâce à un nouvel appel à témoigner qui devrait être lancé par des personnalités locales dans les prochaines semaines.

De son côté, l’entourage de M. Dassault réfute l’ensemble de ces contestations. « Toutes les allégations seront infirmées. Tout sera démonté sans aucun problème », indique son cabinet à la mairie en soulignant que « cela fait trente ans que le PC prétend que Serge Dassault a acheté les élections ». Son entourage réfute également les accusations concernant la tenue des listes électorales et la communication de la municipalité pendant la période électorale. La même source signale que, si M. Dassault a versé des subventions à des clubs sportifs ou effectué des opérations de mécénat dans la ville, cela n’a jamais eu lieu « en période électorale ».

Luc Bronner
L'industriel Serge Dassault, maire UMP de Corbeil-Essonnes, le 11 novembre 2003 dans le jardin de la mairie.